Het Lindeboom. 16 – 21 Juillet 2024. Loon-Plage (59. Nord).
22ème édition pour ce Festival de Musiques Traditionnelles qui a lieu dans le très beau parc Galamé à Loon-Plage dans l'agglomération de Dunkerque.
Organisée conjointement par François Rosseel (adjoint délégué à l’Action culturelle), Christine Laffont (Membre de la commission communale d’Action culturelle) et l’équipe municipale avec l’aide des différents services de la ville, la manifestation a voulu cette année mettre un grand nombre d’artistes féminines à l’honneur.
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Het Lindeboom, ce n’est pas seulement des concerts (tous gratuits), c’est également des bals, des ateliers (cette année : chant, cornemuse, bourrée) et un « village » avec de nombreux ateliers (origami, poterie médiévale, peintures « couleurs marottes »), animations (jeux traditionnels,…) et bien sûr de nombreux commerces ambulants pour les petits creux et les grandes faims.
Mais revenons aux concerts qui avaient lieu sur la Grande scène, avec deux autres lieux plus intimes (les Scènes Terrasse et Galamé) le samedi 20 juillet.
Diaporama Maaar, Bel Air de Forro, Olivia Ruiz (Photos : Frantz-Minh Raimbourg)
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C’est le trio féminin Maaar qui a eu l’honneur d’ouvrir les festivités. Les musiciennes/chanteuses relient leurs différentes cultures (Bretagne, Occitanie, Vénézuela) et leurs expériences artistiques multiples dans une vague sonore magnifiée par leurs voix puissantes et des arrangements originaux. Une très belle découverte.
Bel Air de Forro mené par Mariana Caetano existe depuis 2012 et propose une musique joyeuse du Nordeste du brésil entre voix, percussions et accordéon.
Ce jeudi se terminait avec la très attendue Olivia Ruiz. Mais que venait faire la Catalane dans un festival dédié aux musiques traditionnelles diront certains ? L’envie de faire se rencontrer les publics nous a répondu François Rosseel. Quelle belle idée ! Et la chanteuse au talent indéniable n’a pas démérité avec un spectacle aux couleurs électro/latino et des textes « engagés poétiquement ».
Diaporama Caamaño&Ameixeiras, Roulez Fillettes (Evelyne Girardon, Sylvie Berger, Catherine Faure, Yannick Guilloux, Solange Panis), Kathryn Tickell and the Darkening (Photos : Frantz-Minh Raimbourg).
Le lendemain, les deux jeunes Galiciennes du duo Caamaño&Ameixeiras (Chant, accordéon, violon) nous ont emmenés dans leur univers original et chaleureux, empruntant avec talent dans les racines de leur région mais également dans celles du Pays Basque et des traditions celtiques et balkaniques.
Avouons-le, une des raisons de notre venue à Het Lindeboom cette année était la reformation, 35 ans après sa création et à la demande du festival, du mythique quintet polyphonique féminin Roulez Fillettes emmené par Evelyne Girardon. Cette dernière et ses complices Sylvie Berger, Catherine Faure, Yannick Guilloux et Solange Paris ont réinterprété pour notre plus grand plaisir des chansons de transmission orale issues du répertoire francophone fondateur du groupe, avec également des incursions dans d’autres enregistrements d’Evelyne tels que « Répertoire » et « La Fontaine Troublée ». Même si les voix ont forcément évoluées, le talent des 5 chanteuses est resté intact et nous n’avons pas été déçus par ces retrouvailles qui auront, nous l’espérons une longue nouvelle vie.
Après ce moment unique, la soirée se terminait avec Kathryn Tickell and the Darkening. La célèbre musicienne/chanteuse, référence de la cornemuse du Northumbrian ( à l'origine, les terres situées dans l'actuel nord de l'Angleterre et le sud de l'Ecosse) et ses musiciens ont offert un beau et dynamique concert d’une musique à la fois actuelle et enracinée.
Diaporama Octantrion, Eben, Tone of Voice Orchestra, Cécile Corbel "Graal" (Photos : Frantz-Minh Raimbourg).
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Le samedi, la Scène Terrasse s’ouvrait à des rencontres musicales plus discrètes avec trois duos : la Réveilleuse (Camille Lachenal. chant et Simon McDonnell. Guitare), Solia (Musiques de Wallonie. Raquel Guidot. Accordéon. Aurélie Dorzée. Violons) et Octantrion avec Eléonore Billy (Nyckelharpas) et Gaëdic Chambrier (Mandoles, Guitares, Cistre), en compagnie pour l’occasion du batteur Christophe Piot.
Un peu plus loin, la Scène Galamé accueillait des groupes festifs comme la formation de la région dunkerquoise Caval’Trad et les natifs du Nord-Pas-de-Calais Orage sur la Plaine.
De quoi mettre en jambes les nombreux danseurs présents puisque ce fut ensuite les Bretons d’Eben qui ouvraient le bal sur la Grande Scène avec trois chanteuses et le même nombre d’instrumentistes (guitares, contrebasse, alto 5 cordes). Les Scandinaves de Tone of Voice Orchestra leur succédaient : 6 solistes, une grande collection d’instruments (vielle à roue, cornemuse, cistre, violon, saxophones, flûtes, contrebasse, percussions) et 4 interprètes féminines pour une musique entre folk, pop et jazz qui n’a pas forcément convaincu tout le public présent. La harpiste/compositrice Cécile Corbel et ses 4 musiciens clôturaient de fort belle façon cette première partie du week-end avec le spectacle « Graal » qui évoque entre récits et chansons l'univers des légendes arthuriennes et de la Quête du Graal jusqu’à l’histoire d'amour romantique entre le chevalier Tristan et la princesse Yseult.
De la Bretagne armoricaine à celle d’Outre-Manche, on y a croisé des héros légendaires comme le célèbre fils du roi Uther Pendragon et d'Ygraine, Lancelot, Merlin, la magicienne Viviane, la fée Morgane et tant d’autres personnages passés à la postérité. Tout un monde à redécouvrir.
Diaporama la Fraternelle des cornemuses du Centre, 40 ans de SMITLAP et parquet (Photos : Frantz-Minh Raimbourg).
L’ultime journée était dédiée en grande partie à la danse, avec d’abord La Société Fraternelle des Cornemuses du Centre en déambulation (comme la veille) sur le site, puis avec le Duo de Bretagne NolùenLe Buhé/Régis Huiban, les Morvandiaux des Traîne-Bûches et Les Conteuses de Pas.
L’après-midi s’est poursuivi avec la Fête des 40 ans et la Carte blanche donnée au Collectif SMITLAP. Un hommage bien mérité pour cette association qui a tant contribué à la connaissance de ces musiques en permettant de faire découvrir de nombreux artistes, en animant de nombreux bals folk et en étant à l’initiative de multiples événements, animations scolaires, expos et la constitution d’un fonds documentaire. Trois heures de set pour le plus grand bonheur des danseurs/festivaliers et une scène partagée avec de nombreux ami.e.s tels qu’Eléonore Billy, les formations Shillelagh, Marie-Paulette, Carré de Deux et beaucoup d’autres.
Il ne restait plus qu’à l’excellente formation La Machine de rentrer en scène afin de clôturer une édition riche en partages et en découvertes.
Article réalisé par Frantz-Minh Raimbourg.
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Le Het 2025, les 17, 18, 19 et 20 juillet 2025
Le festival Het Lindeboom 2023, du 20 au 23 juillet 2023
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