Le Vent du Nord (2022).
Entretien avec Nicolas Boulerice et André Brunet à l’occasion des « 20 Printemps » du groupe phare de la musique traditionnelle québécoise.
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Diaporama Le Vent du Nord 2022 aux Traversées Tatihou (Réjean Brunet, Nicolas Boulerice, Simon Beaudry, Olivier Demers, André Brunet). (Photos : Frantz-Minh Raimbourg)
Notre dernière rencontre date de 2014 !
Nicolas Boulerice : Beaucoup de choses se sont passées depuis. Il y a eu un grand nombre de concerts, la sortie de plusieurs albums, des nouvelle tristes comme le grand départ de Bernard Simard qui fut à nos côtés pendant de nombreuses années. Un évènement important pour le groupe est l’arrivée d’André Brunet. Il était déjà invité avec le Trio De Temps Antan dans l’opus de 2008 (Mesdames et Messieurs !) enregistré en public à Joliette au festival Mémoires et Racines. En 2018, nous avons fait paraître Notre album solo, un disque commun entre le Vent du Nord et ce même Trio dont André faisait partie. Pour ce projet, nous avions fait le choix d’avoir un répertoire spécifique, c’était une création commune, un nouveau spectacle.
André Brunet : Il faut le dire, le VDN a toujours eu la capacité de collaborer, de se joindre à d‘autres musiciens, ou même avec un orchestre symphonique … Mais cette rencontre, c’est aussi une longue histoire d’amitié. Mon frère Réjean est l’accordéoniste/bassiste du groupe depuis 2007. On se croisait régulièrement, je jouais parfois avec le quartet comme invité. Tout cela s’est fait progressivement et de façon « naturelle ».
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Nicolas, que peut-on dire finalement sur l’apport artistique d’André au sein du groupe ?
NB : La venue d’un nouveau membre dans une formation comme la nôtre, c’est également une façon de se remettre en question, sur notre manière de jouer, de se présenter au public, de chanter.... On s‘est posé la question : qu’est-ce que cela va nous apporter ?
Je pense sincèrement qu’André est un des plus grands violoneux actuels du Québec. Ce qui me fascine et ce n’est pas une question de volume, c’est sa force, sa musicalité, sa manière « d’attaquer » les chansons… Et puis quand on chante tous ensemble à cappella, il y a le soliste et maintenant 4 voix qui répondent. Tout ça, c’est très précieux…
AB : Il ne faut pas détruire ce qui fonctionne ! Pour moi, c’était un bel exercice : qu’est-ce que je peux ajouter sans que cela nuise à ce qui existe déjà ? On connaît tous nos « zones de confort » et nos limites, je pense que mon apport concerne surtout ce qui est instrumental.
« 20 Printemps » ! Quel bilan ?
NB : C’est d’abord une grande fierté. En toute modestie, on a bâti quelque chose, le public achète nos disques, vient nous voir et chante nos chansons, vous êtes là à nous poser des questions, …
AB : « 20 Printemps » n’est pas une rétrospective. On est là pour faire ce qu’on aime et on continue. Et tant mieux si certains groupes québécois s’inspirent de notre travail, la roue tourne et cela nous fait très plaisir !
Entretien réalisé aux Traversées Tatihou par Frantz-Minh Raimbourg.
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