Django All Stars.

Publié le par Raimbourg Frantz-Minh

Composé de trois solistes de haute volée et d’une paire rythmique irréprochable, le Django All Stars sort un premier album la fois brillant, inspiré et d’une tournure résolument contemporaine.
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Au Duc des Lombards. Paris. Juin 2019. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Au Duc des Lombards. Paris. Juin 2019. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’aventure a tout d’une histoire américaine.
En 2002, Ludovic Beier, prodigieux accordéoniste (Il a accompagné entre autres Herbie Hancock, James Carter, Melody Gardot…) et complice de longue date d’Angelo Debarre rencontre le guitariste/violoniste Dorado Schmitt sur la scène prestigieuse du « Birdland », dans le cadre du festival Django Reinhardt de New-York (créé en 2000). Une amitié musicale se créée et les concerts du duo sont l’occasion d’inviter sur scène de nombreux musiciens.
Samson, le guitariste et fils aîné de Dorado rejoint rapidement le duo. Le groupe est complété quelques années après par l’arrivée du violoniste Pierre Blanchard qui a joué et enregistré avec notamment Stéphane Grapelli, Lee Konitz, Michel Legrand…(et actuellement Thomas Dutronc) ainsi que par le scatteur et « pompiste » (comme il aime se définir lui-même) Philippe « Doudou » Cuillerier.
En 2011, la productrice américaine Pat Philips constitue officiellement la formation : le « Django All Stars » est né. 4 ans plus tard, le contrebassiste Antonio Licusati vient renforcer le quatuor qui devient ainsi quintet.
Si on ne nous voit pas en France pendant la période estivale, c’est que nous nous produisons chaque été dans de  grandes manifestations artistiques et sur les scènes les plus connues des Etats-Unis nous explique Samson Schmitt, tandis que mon père Dorado et ses musiciens vont là-bas en hiver. La musique  telle que nous la jouons est ainsi présente toute l’année dans le Nouveau Monde.
Photo: Red Dito.

Photo: Red Dito.

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En 2017, le DAS prend le chemin des studios. Ce premier album est composé des multiples passions et influences des cinq complices. On respecte l’œuvre de Django Reinhardt poursuit Samson mais dans ce disque, excepté le très émouvant thème principal de « The Schindler’s List » de John Williams, ce sont nos compositions. Je ne sais pas vraiment si c’est du jazz manouche… J’appellerai cela plutôt « musique du monde » aux couleurs gypsy… Si Django était présent, lui qui n’a jamais cessé d’explorer de nouveaux domaines, je pense qu’il soutiendrait notre parcours. Nous nous connaissons bien et je pense que notre répertoire permet à chacun d’entre nous de s’exprimer. Des morceaux aux titres bien explicites qui évoquent autant l’héritage du maître que le jazz des années 1960, l’Argentin Astor Piazolla, les Balkans, la musique à cordes européenne et même le grand Charlie Chaplin et l’harmoniciste Toots Thielemans.

                              Article et entretien réalisé par Frantz-Minh Raimbourg
Au Duc des Lombards. Paris. Juin 2019. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Au Duc des Lombards. Paris. Juin 2019. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Publié dans Jazz

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