Musiques Métisses. Angoulême. 1 au 3 juin 2018.

Publié le par Raimbourg Frantz-Minh

Retour en mots et images sur quelques événements musicaux marquants de ces derniers mois (2ème épisode).

 

Depuis trois ans et la fameuse 40ème édition*, le pionnier des festivals dédiés aux musiques du monde  a quitté le site historique de Bourgines pour s’installer à la NEF, complexe culturel de la préfecture de la Charente.

Cette année, 6000 fidèles et/ou curieux se sont retrouvés  autour des 3 scènes pour applaudir une quinzaine de groupes et une dizaine de DJs, du chapiteau dédié à la « littérature Métisse » (avec 8 auteurs invités venus des 4 coins du monde, une librairie, des débats et des dédicaces) ou à l’Espace CasaMarmaille réservé aux plus jeunes.

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Musiques Métisses. Angoulême. 1 au 3 juin 2018.

Le premier soir fut marquée  par le retour des pionniers du hip-hop Sénégalais, Daara J Family (soit Faada Freddy et Ndongo D.), le quatuor palestinien 47 Soul entre transe électronique et musique arabe, le duo marseillais Baja Frequencia à l’univers musical multiple et le groupe d’électro world Chinese Man venu d’Aix-en-Provence.

 

La journée du samedi était certainement la plus copieuse de ce long week-end. Face à un public encore très clairsemé et sous un soleil revigorant, le duo franco-italio-coréen Moon Gogo a distillé une musique improbable entre tempo électro, guitare rock et sons saturés  tirés de la cithare millénaire geomungo.

 

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Moon Gogo. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Moon Gogo. (Photo: Frantz-Minh Raimbourg)

Un peu plus tard dans la salle « BiBop » archipleine de la Nef,  le batteur Emile Biayenda, charentais d’adoption  et ses Tambours de Brazza n’ont eu aucune  peine à chauffer  une salle acquise à leur cause, avec leur nouvelle et généreuse création Kongo dédiée au fleuve du même nom et au tambour ngoma.

Les Tambours de Brazza. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
Les Tambours de Brazza. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Les Tambours de Brazza. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Le public était cette fois plus nombreux autour de la grande scène pour entendre l’orchestre parisien d’éthio –jazz Arat Kilo épaulé par le slammeur/rappeur américain Mike Ladd et la Malienne MamaniKeita. Belle et subtile rencontre entre hip-hop et les Afriques de l’Est et de l’Ouest.

 

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Arat Kilo-Mamani Keita-Mike Ladd. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
Arat Kilo-Mamani Keita-Mike Ladd. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Arat Kilo-Mamani Keita-Mike Ladd. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Retour à l’intérieur ensuite avec le très attendu trio de cordes 3MA, comme les premières syllabes de Madagascar, Mali et Maroc. Driss El Maloumi (oud), Ballaké Sissoko (kora), et Rajery (Valiha) ont enchanté les spectateurs avec leur jazz africain spirituel et souvent enjoué.

 

3 MA. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
3 MA. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
3 MA. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

3 MA. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Les Sénégalais de l’Orchestra Baobab ayant annulé leur tournée, ce fut Jupiter Bokondji et les Okwess International, Congolais de la RDC, ex-Zaïre qui occupèrent l’Espace mandingue avec une  énergie impressionnante, des compositions entre traditions revisitées, rumba, funk, rock, textes engagés et un final très joyeux avec un public (en majorité féminin) invité à monter sur scène.

 

Jupiter & Okwess International. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
Jupiter & Okwess International. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Jupiter & Okwess International. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Dernier concert de la soirée avec le Nigérian Femi Kuti,  le plus connu des fils de Fela et adepte d’un afrobeat bien rôdé, sans doute plus pop que celui de son illustre père.

Une prestation intense qui se termina d’une façon un peu frustrante puisque la régie éteignit de façon brutale les éclairages de la scène, laissant le public enthousiaste un peu sur sa faim.

 

Femi Kuti. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
Femi Kuti. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
Femi Kuti. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Femi Kuti. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Le dimanche après-midi, l’événement présentait la jeune trompettiste de jazz britannique originaire du Barhreïn Yazz Ahmed, les vétérans Toure Kunda qui firent une partie de leur set sous des trombes d’eau, la formation Ammar 808 and the Maghreb United qui regroupe des musiciens/chanteurs de Tunisie, du Maroc et d’Algérie. Enfin le festival s’est clôturé avec le plus célèbre des Serbo-Croates, l’impeccable Goran Bregović et son Grand Orchestre.

 

Entre têtes d’affiche et artistes émergeants, Musiques Métisses reste plus que jamais un festival indispensable.

 

*voir compte-rendu et entretien avec Christian Mousset à lire sur ce même blog. Août 2015.

                                            

                                            Réalisé par Frantz-Minh Raimbourg

Publié dans Festivals

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