Contrebrassens 2021.

Publié le par Raimbourg Frantz-Minh

Entretien avec la contrebassiste et chanteuse Pauline Dupuy à l’occasion de la sortie de son nouvel album « Pensées interlopes… ».
Vaux-le-Pénil. Novembre 2021. (Photos : frantz-Minh Raimbourg)
Vaux-le-Pénil. Novembre 2021. (Photos : frantz-Minh Raimbourg)
Vaux-le-Pénil. Novembre 2021. (Photos : frantz-Minh Raimbourg)

Vaux-le-Pénil. Novembre 2021. (Photos : frantz-Minh Raimbourg)

Notre dernier entretien date de l’automne 2020 (NDLR : Article Contrebrassens sur ce même blog). Que s’est-il passé pour vous depuis cette époque ?
Pendant cette période chaotique (confinement, couvre-feux,…), il y avait beaucoup de concerts prévus qui n’ont finalement pas eu lieu. Nous sommes rentrées chez nous et on a décidé d’enregistrer le nouvel album. On avait du temps, on a  passé tout l’hiver à travailler dessus et il était finalement prêt au printemps dernier.
Comment s’est fait le choix des chansons ?
Cela s’est fait progressivement pendant l’été 2020. J’ai eu envie de rassembler des titres autour du thème cher à Brassens du « cocu » et de l’adultère. Cela me permettait de raconter différentes choses, d’explorer à la fois mes propres émotions et le contenu de ces histoires : qui sont ces femmes ? Qu’y a-t-il en nous de tout cela ?
Les dessins de l’album qui suggèrent ces propos sont de l’artiste plasticienne, comédienne et paysagiste Alice Baillaud.
Illustration : Alice Baillaud.

Illustration : Alice Baillaud.

La contrainte du confinement a donné la direction artistique au disque ?
On a séparé les chansons en trois groupes. J’ai envoyé à chaque musicien une possibilité d’interprétation avec ma voix et la contrebasse. Ensuite, comme on travaillait à distance,  chacun a proposé une base et a rajouté sa partie : Michael Wookey avec son banjo, les claviers et les rythmiques, Franck Boyron s’est occupé de l’arrangement des cuivres, de quelques parties de guitare... Ce fonctionnement a permis de rassembler énormément d’idées.
​Et la scène ?
Pour ce spectacle, nous sommes en Duo ou en Quatuor, mais finalement, nous faisons la même chose. Les cuivres se rajoutent à ce que nous faisons en duo Michael et moi. Il ne faut pas oublier qu’à la base de ce projet, l’idée de Contrebrassens est très minimaliste, juste la contrebasse et ma voix. A partir de là,  on peut tout enlever ou tout remettre.
C’est toujours un vrai plaisir de le jouer et de le tourner. Il y a des choses qui se lâchent, d’autres qui se précisent, le spectacle n’arrête pas de grandir, même si je ne sais pas forcément la direction que cela va prendre…
En 2021, Georges Brassens aurait eu 100 ans !
La tournée de cet automne nous aura permis de rencontrer certains de ses proches et  beaucoup d’artistes venus parfois de loin et qui le chantent. A chaque fois, ce fut beaucoup de bonheur. 
                                 Entretien réalisé par Frantz-Minh Raimbourg.

Publié dans Chanson Francophone

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