Maya Kamaty.

Publié le par Raimbourg Frantz-Minh

Après un premier disque salué par le public et la critique (Santié Papang. 2014 « Coup de cœur » de l’Académie Charles Cros*) et des concerts autour du monde, Maya Kamaty nous revient enfin avec un deuxième opus bien différent du premier.
Paris (le Hasard Ludique). Avril 2019. (Photos: Frantz- Minh Raimbourg)
Paris (le Hasard Ludique). Avril 2019. (Photos: Frantz- Minh Raimbourg)

Paris (le Hasard Ludique). Avril 2019. (Photos: Frantz- Minh Raimbourg)

Que s’est-il passé depuis 4 ans ?
Avec mes musiciens, j’ai travaillé sur de nouvelles compositions. Santié papang était plutôt folk et acoustique. J’ai voulu faire évoluer ma musique, prendre des risques, ouvrir des portes…. Cela a pris beaucoup de temps, le rythme du maloya se frotte avec d’autres sonorités, notamment électroniques, pop ou hip-hop qu’on écoutait à ce moment là.
Comment définiriez-vous votre nouvel album Pandiyé ?
Je n’aime pas les étiquettes mais je dirais qu’il est électro pop ou pop « atmosphérique », avec toujours notre identité musicale réunionnaise comme base, du maloya fusion en quelque sorte. Mais ce mélange des genres n’est pas nouveau. Il y a quelques décennies, des formations comme Ziskakan, Ousanousava, Baster... ont introduit et utilisé des instruments harmoniques, mélodiques dans une forme musicale établie au départ sur la rencontre percussions/voix.
Paris (le Hasard Ludique). Avril 2019. (Photo: Frantz- Minh Raimbourg)

Paris (le Hasard Ludique). Avril 2019. (Photo: Frantz- Minh Raimbourg)

Quand a commencé la réalisation ?
En 2015. J’aime l’idée de fidélité, d’amitié. J’ai pensé au producteur Victor Vagh, qui travaille avec la Brésilienne Flavia Coelho et que je croisais régulièrement depuis longtemps, à l’ingénieur du son Olivier Soubra et aux musiciens Moana Apo (machines) et le guitariste Stéphane Lepinay. Ces deux derniers m’ont accompagnée ces dernières années sur la route. J’ai pratiquement grandi avec eux (rires). On peut entendre aussi le batteur Marvillier Dylan et quelques invités comme le pianiste arménien Yessai Kerapatian (Dya) et le multi-instrumentiste Loy Erhrlich qui a joué entre autres avec Alan peters.
Sur cette dernière galette, vous chantez en créole et en anglais ?
J’ai signé une grande partie des textes avec l’aide précieuse du poète mauricien Michel Ducasse, de sa fille Lisa et du conteur réunionnais Sergio Grondin. J’évoque l’enfance, la famille, la solitude de la vieillesse mais aussi les réseaux sociaux et l’urgence de préserver la nature pugnace du maloya.
L’esprit de cette musique évolue, il s’ouvre sur le reste du monde mais il est bien là. Que ce soit dans la pulsation, l’utilisation du créole et d’instruments de notre culture comme le kayamb, le roulèr mais aussi le n’goni takamba ou les tambours d’habitude réservés aux cérémonies malbars (groupe d'origine indienne sur l'île de La Réunion et l'Ile Maurice)
                            Entretien réalisé à Paris par Frantz-Minh Raimbourg.
*NDLR : A lire : l’article «Maya Kamaty ». Avril 2015 sur ce même blog.
Paris (le Hasard Ludique). Avril 2019. Avec Flavia Coelho. (Photo: Frantz- Minh Raimbourg)

Paris (le Hasard Ludique). Avril 2019. Avec Flavia Coelho. (Photo: Frantz- Minh Raimbourg)

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