Parfums de Musiques. 19 au 21 mai 2018.

Publié le par Raimbourg Frantz-Minh

Retour en mots et images sur quelques événements musicaux marquants de ces derniers mois.

 

Week-end enchanteur à la Roseraie du Val-de-Marne (94) de l’Hay-les-Roses. Pour la première fois depuis sa création, le festival Parfums de Musiques organisé par l’ADIAM 94 avait lieu pendant les trois jours des congés de la Pentecôte et proposait un concert dansant au cours de la soirée d’ouverture.

Parfums de Musiques. 19 au 21 mai 2018.

La première journée était consacrée aux sons et rythmes de Cuba. Avec d’abord le formidable projet du contrebassiste Felipe Cabrera et de ses amis, dédié aux « Cuban Descargas », ces fameuses jam-sessions autour du répertoire traditionnel, nées à la fin des années 1950 et qui ont précédé la salsa. Un peu plus tard dans la soirée et après une initiation à la salsa proposée par l’association  locale « Cuba y Salsa », c’était au tour du très populaire orchestre Mercadonegro de faire danser le public. Composé entre autres de l’auteur- compositeur-interprète Armando Miranda, du "timbalero" et percussionniste colombien Rodrigo Rodriguez et du pianiste péruvien Cesar Correa, les huit musiciens ont accompagné de nombreuses stars du genre comme Cheo Feliciano, le violoniste Alfredo de la Fé ou encore la légendaire chanteuse Celia Cruz.

Felipe Cabrera et Cuban Descargas. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
Felipe Cabrera et Cuban Descargas. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Felipe Cabrera et Cuban Descargas. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Mercadonegro. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)
Mercadonegro. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Mercadonegro. (Photos: Frantz-Minh Raimbourg)

Le lendemain, retour en Europe avec deux représentants singuliers du fado, chant populaire portugais par excellence : Duarte, jeune interprète d’une rare maturité puis Noëmi Waysfeld accompagnée du groupe Blik, qui réinvente la mélancolie légendaire du fado en langue yiddish.

Duarte. (Photo: Guénaëlle Aveillan)

Duarte. (Photo: Guénaëlle Aveillan)

Noëmi Waysfeld et Blik. (Photos: Andréa Rebello)
Noëmi Waysfeld et Blik. (Photos: Andréa Rebello)

Noëmi Waysfeld et Blik. (Photos: Andréa Rebello)

Le lundi de la Pentecôte, le festival mettait cap vers les Orients. En Mongolie d’abord avec Egschiglen. Porteurs de traditions liées au chamanisme et à un mode vie nomade, les trois musiciens/chanteurs et leur danseuse ont envoûté un public encore peu habitué à entendre la vièle à tête de cheval et le chant diphonique ou khöömii, technique permettant au chanteur de produire simultanément deux notes de fréquences différentes. Enfin, la musique kurde était représentée par la formation pionnière Nishtiman qui regroupe des musiciens venus de Turquie, d’Irak et d’Iran (sans des Kurdes de Syrie pour les raisons que l’on connaît) pour une aventure musicale à la fois enracinée, très actuelle et parfois dansante.

« Parfums de Musiques », une belle manifestation à taille humaine qui, on l’espère, perdurera encore longtemps.

                                             Frantz-Minh Raimbourg

Egschiglen. (Photos: Frantz-Minh raimbourg)
Egschiglen. (Photos: Frantz-Minh raimbourg)

Egschiglen. (Photos: Frantz-Minh raimbourg)

Nishtiman. (Photos: Frantz-Minh raimbourg)
Nishtiman. (Photos: Frantz-Minh raimbourg)

Nishtiman. (Photos: Frantz-Minh raimbourg)

Publié dans Festivals

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